Les dossiers noirs du nucléaire français

Les dossiers noirs du nucléaire français

par Dominique Leglu, Monique Sené et Raymond Sené, Presses de la Cité, collection « Documents », Paris, 2013, 194 pages.

Par Jean-Guy Rens

 

Cet ouvrage fait le bilan sécuritaire du nucléaire français – et le tableau qu’il présente n’est pas reluisant. Depuis ses débuts, l’industrie nucléaire en France a connu toutes sortes d’incidents et d’accidents qui, dans plusieurs cas, ont frôlé à la catastrophe, mais qui ont, dans tous les cas, été étouffés avec maestria.

Des accidents en série

En effet, l’industrie nucléaire en France a pris l’habitude de se targuer d’une feuille de route sans tache : pas de Three-Mile-Island, pas de Tchernobyl, pas de Fukushima chez nous. Mais il y a eu des rejets radioactifs à la centrale franco-belge de Chooz (1967), une fusion de 50 kg d’uranium à Saint-Laurent-des-Eaux (1969), une autre fusion de 20 kg d’uranium dans la même centrale qui, cette fois, a provoqué une contamination de la Loire, une fuite du circuit de refroidissement du réacteur à l’arrêt à Civaux (1998), une inondation à la centrale du Blayais sur les bords de la Gironde (1999)… La liste compilée par les auteurs des Dossiers noirs du nucléaire français est si longue qu’elle en devient fastidieuse.

Chacun de ces accidents a été soigneusement occulté, minimisé, savamment enrobé dans la langue de bois de la fonction publique, ce qui explique que leur effet pédagogique sur la population est demeuré nul. Ce qui est plus grave, c’est que la culture du secret a interdit à l’exploitant (EDF) de faire bénéficier les opérateurs de ses propres centrales du retour d’expérience acquis à gros frais à l’occasion de tel ou tel épisode. Ainsi, les ingénieurs de Civaux ignoraient le deuxième accident de Saint-Laurent-des-Eaux et ont-ils été condamnés à revivre la même courbe d’apprentissage que leurs collègues par essais-erreurs.

À plus forte raison, les autorités régionales (mairies, conseils régionaux et même les préfectures) ont été tenues dans le noir absolu, même si elles sont les premières concernées par un accident nucléaire. Le spécialiste mondial de gestion de crise, Patrick Lagadec, a résumé ainsi cette attitude passive : « Ne faites rien, attendez les instructions. »[1]

Au-delà des accidents, les autorités ont réussi à faire oublier par l’opinion publique le fiasco économique et technologique de Crey-Malville qui a accumulé les pannes et les incidents jusqu’à contraindre son arrêt final en 1998 après huit mois d’utilisation seulement. Or, rappellent les auteurs, le plan original de l’industrie nucléaire prévoyait la construction de 50 surgénérateurs de type Crey-Malville. L’ensemble du projet aura coûté 12 milliards d’euros, ce qui est vraisemblablement sous-estimé puisque les travaux de déconstruction de la centrale ne sont pas terminés.[2]

Les deux unités à eau pressurisée (REP) de Saint-Laurent-des-Eaux, dans le val de Loire, sont en fonctionnement depuis 1983. Le site contient également les deux anciens réacteurs nucléaires de la filière graphite-gaz (UNGG) en phase de déconstruction. Ce sont eux qui ont subi les accidents mentionnés dans le texte.

Une gestion du risque déficiente

Les Dossiers noirs du nucléaire français sont divisés en deux parties : une est consacrée, comme nous venons de le voir aux accidents survenus dans les centrales; l’autre (la première, en fait) traite des mesures de sécurité en vigueur. Nous apprenons ainsi que les centrales nucléaires sont conçues pour résister aux accidents « physiquement plausibles ». Les auteurs s’insurgent contre un concept aussi réducteur qui ne tient pas compte des précédents.

Ceux-ci enseignent que les accidents se produisent à la suite d’une accumulation de défaillances techniques et d’erreurs humaines non modélisables, donc non considérées comme « physiquement plausibles ». Il n’est jusqu’au directeur de l’’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), Jacques Repussard, qui ne se soit inquiété de ce que « l’effet de site » ne soit pas suffisamment pris en compte.

Cela signifie que les mesures de sécurité suivies par EDF, Areva et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) sont identiques pour toutes les centrales, alors que chacune d’entre elles possède ses propres caractéristiques (sols, conformation des terrains, risque sismique…). Ces mêmes mesures de sécurité ne prévoient que des évacuations minimales de population en cas de danger : rayon de 10 km au maximum. Mais que se passerait-il si les rejets radioactifs dépassaient cette zone, comme ce fut le cas à Fukushima? Que se passerait-il si l’accident se prolongeait des semaines, voire des mois, alors que les mesures prévues ne prévoient que des évacuations ponctuelles?

Le caractère restrictif et bureaucratique des mesures de sécurité est détaillé avec une précision impitoyable. Ainsi, les réactions des autorités françaises devant l’insouciance soviétique à Tchernobyl qui n’avaient pas prévu d’enceinte de confinement, est mise en regard de la situation des réacteurs français de première génération (graphite-gaz) qui n’en avaient pas non plus, et qui fonctionnaient encore en 1986 (Chinon, Saint-Laurent, Bugey). En fait, il n’existait pas à l’époque en France de scénario d’accident basé sur une séquence accidentelle avec fusion du cœur. Comme si Saint-Laurent-des-Eaux et Three-Mile-Island n’avaient pas existé !

Encore cet ouvrage n’est-il pas complet puisqu’il précise d’emblée ne pas traiter des questions liées à la sécurité du territoire – en clair : le terrorisme. Pourtant, même dans le domaine circonscrit de la vulnérabilité systémique qui est le sien, ce que ses auteurs dévoilent est saisissant.

Ainsi, les bâtiments qui abritent les génératrices au diesel chargées de prendre la relève en cas de coupure de courant, ne sont pas conçus aux normes sismiques. Les bâtiments de sécurité qui abritent les équipes de gestion de crise non plus. Ces aberrations techniques prêteraient à sourire si elle me témoignaient de l’aveuglement d’un État soucieux de grandeur politique… et de petites économies effectuées sur le dos des gens.

En guise de conclusion: pourvu que ça ne dure pas !

Signalons enfin que Les dossiers noirs du nucléaire français est un livre écrit en langue claire et vivante, sans dramatisation, ni effet de toge, ce qui est une qualité assez rare dans ce domaine hautement technologique et tout autant polémique. Monique Sené et Raymond Sené sont deux physiciens nucléaires qui ont signé l’Appel des 400 en 1975 et contribué à créer cette même année le Groupement de scientifiques pour l’information sur l’Énergie nucléaire (GSIEN) – Monique Sené en a été la première présidente; Dominique Leglu est directrice de la rédaction de Sciences et Avenir.

Le résultat est un ouvrage solide sur le plan scientifique et lisible par le lecteur sans formation technologique. Toute personne désireuse de savoir quels sont les enjeux de l’énergie nucléaire doit lire cet ouvrage écrit sans passion autre que celle de faire sortir la vérité de l’ombre dans laquelle on a tenté trop longtemps de la contenir. Le fait que ce livre ait pu être publié dans une maison d’édition grand public (les Presses de la Cité) est un signe qui ne trompe pas : la situation évolue en France. Les catastrophes de Tchernobyl et surtout de Fukushima ont servi de « détonateurs » à une prise de conscience tardive, mais bien réelle – les anarchistes parleraient de « propagande par le fait ».

Il n’est que souhaiter que cette évolution se traduise par un démantèlement des centrales ait lieu avant qu’un accident de plus ne se traduise en catastrophe – issue qui est non pas probable, mais inéluctable si le programme nucléaire français perdure assez longtemps. —

[1] In Le Courrier des maires, N° 245, avril 2011. Cité page 21.

[2] Rapport de Cour des comptes de janvier 1997. Le chiffre avancé était de 60 milliards de francs que nous avons exprimé en euros en utilisant le convertisseur franc-euro de l’INSEE qui mesure l’érosion monétaire due à l’inflation. Il est vrai que la Cour des comptes prétendait à l’époque que Crey-Malville avait produit de l’énergie à raison de 20 milliards de francs, ce qui ne laissait « que » 40 milliards de francs de trou.

 

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Uranium appauvri: un tueur méconnu

Uranium appauvri: un tueur méconnu
Dernière mise à jour : octobre 2013

Nous reproduisons ci-après un article emprunté au Réseau Sortir du nucléaire (France) http://www.sortirdunucleaire.org/. Il convient toutefois d’y remplacer les termes « légal »et « illégal »par « licite » et « illicite ».

Depuis quelques décennies, plusieurs pays ont recours aux armes à l’uranium appauvri (UA). Très chimiotoxique, ce sont aussi de puissantes armes radiologiques. Malgré les dangers qu’elles représentent, leur utilisation est encore légale. Revenons sur les dangers et les impacts de ces armes terribles.

Uranium appauvri : un tueur méconnu
Les armes à l’uranium appauvri, c’est quoi ?

L’uranium appauvri (isotope U238, abréviation « UA ») est un sous-produit de l’enrichissement de l’uranium et du traitement du combustible usé. Il ne possède pas les propriétés nécessaires pour être utilisé dans un réacteur mais cela ne le rend pas moins dangereux, bien au contraire. Cette substance est très toxique. Par ailleurs, de tous les éléments radioactifs, l’uranium appauvri est celui qui reste radioactif le plus longtemps, avec une demi-vie de 4,47 milliards d’années.

L’uranium appauvri est utilisé dans l’armement pour ses propriétés physiques. Étant un métal lourd, il est d’une efficacité redoutable pour transpercer les parois des chars blindés et des tanks. Il est tellement dur qu’il ne se déforme pas lorsqu’il entre en contact avec sa cible. On peut comparer cette pénétration à celle d’un caillou dans l’eau.

Au contact de sa cible, l’uranium s’enflamme, relâchant en grande quantité de minuscules particules radioactives. Transportées par le vent, ces particules peuvent se retrouver dans l’eau, le sol, les nappes phréatiques… contaminant tout l’environnement.

L’usage de l’uranium appauvri vient une nouvelle fois contrecarrer le mythe d’une frontière imperméable entre le nucléaire militaire et le nucléaire civil. En effet, l’uranium appauvri utilisé pour la fabrication d’obus-flèches provient de la filière civile, et notamment des étapes d’enrichissement et retraitement du combustible. L’armement est un débouché bien utile pour se débarrasser de cette matière encombrante !

L’UA équipe aujourd’hui les chars Leclerc. En France, deux sites militaires accueillent les essais d’obus à l’uranium appauvri : à Bourges (Cher,) les essais se font en plein air, tandis qu’ à Gramat (Lot), les tirs d’obus ont lieu dans des cavités souterraines . La Direction Générale de l’Armement assure qu’il n’y a aucun risque de contamination de l’air et des nappes phréatiques mais le secret défense entourant ces essais ne permet pas d’en être certain.

Où ces armes ont-elles été utilisées et quand ?
Ces armes ont d’ores et déjà fait beaucoup de victimes sur la planète, ayant été utilisées dans de nombreux conflits. En Ex-Yougoslavie (Bosnie, Serbie, Kosovo), pendant le conflit qui a entraîné une intervention des forces de l’OTAN. En Irak, pendant la Guerre du Golfe de 1991 et pendant l’intervention américaine de 2003 justifiée par la prétendue présence d’ « armes de destruction massive ». On soupçonne aussi les États-Unis d’avoir utilisé des armes à l’uranium appauvri en Afghanistan.

De plus, il y a de fortes suspicions d’utilisation d’UA pendant la guerre du Liban par l’armée israélienne. On estime que 140 000 kg d’uranium appauvri auraient été utilisés dans ces conflits avant 2004.

Quels sont les impacts des armes à l’uranium appauvri ?
Les propriétés chimiques et radiologiques de l’uranium appauvri ont des impacts désastreux sur l’environnement et les êtres humains. La contamination à l’uranium appauvri se fait quasi exclusivement de manière interne, car le rayonnement émis par l’UA est de type alpha, et donc très court. Ainsi, il y a trois voies majeures de contamination, par inhalation, ingestion ou lésion cutanée. C’est l’inhalation de particules qui est la plus dangereuse pour les êtres vivants.

Étant à la fois chimiotoxique et radiotoxique, l’uranium appauvri atteint les reins, les poumons, le squelette, les organes reproducteurs, la thyroïde, les muscles, les ganglions lymphatiques ainsi que le système neurologique. Les types de pathologies observées sont principalement les cancers (dont leucémies) et les malformations congénitales. Les effets ne sont pas les mêmes selon l’intensité et la durée d’exposition, mais aussi selon la nature physique et chimique de l’uranium appauvri, qui peut varier d’un obus à l’autre. En outre, les enfants sont beaucoup plus vulnérables aux effets de l’uranium appauvri. Même une faible dose peut avoir des effets. La Commission Internationale de Protection Radiologique a été obligée d’admettre officiellement que, si le risque augmente en fonction de la dose reçue, il n’existait pas de seuil d’innocuité.

On observe ces pathologies chez les populations victimes de bombardements à l’uranium appauvri, mais aussi chez les vétérans des conflits irakiens, des Balkans ou encore d’Afghanistan.

Une arme qui ne respecte pas le Droit International Humanitaire
Malgré leur incroyable dangerosité, les armes à l’uranium appauvri sont toujours « légales », bien qu’elles ne remplissent aucun des critères du droit international humanitaire, censé définir ce qui est « acceptable » lors d’un conflit. Tout d’abord parce qu’on ne peut pas limiter les effets de l’uranium appauvri au champ de bataille. Avec le vent, les particules radioactives sont dispersées dans l’environnement et ne peuvent être circonscrites à un lieu donné. Cette dispersion peut donc atteindre des cibles dites « illégales » : les civils, voire les pays voisins qui ne sont pas en guerre.

Deuxièmement, l’UA continue d’avoir des effets sur l’environnement et la population même après la fin du conflit. Rappelons qu’il faut 4,47 milliards d’années pour qu’il perde la moitié de sa radioactivité ! Il continue donc d’agir pendant des laps de temps impossibles à se représenter à l’échelle humaine. _ En outre, procéder à un nettoyage des lieux contaminés apparaît complètement irréel au vu de la volatilité des particules, et l’UA continue à tuer, même des centaines d’années après la fin d’un conflit, quand plus aucun belligérant n’est encore en vie…

Au regard des effets de l’UA sur l’être humain, on ne peut qualifier cette arme « d’humainement acceptable ». Elle provoque des cancers, des leucémies, des fausse-couches, des malformations congénitales, des maladies des reins. Mais le plus inhumain ici vient du fait qu’en s’attaquant à l’ADN, l’uranium appauvri met en péril le capital génétique des personnes et détruit donc à petit feu des populations entières. De génération en génération, les effets s’accumulent… Son utilisation constitue un crime contre l’humanité. Enfin, les effets de l’UA sur l’environnement peuvent être considérés comme irréversibles tant ils perdurent dans le temps et sont néfastes. Les eaux, les terres agricoles, l’air et, au final, toute la chaîne alimentaire sont contaminés. Des effets pour l’éternité…

Les armes à l’uranium appauvri devraient donc être considérées comme illégales. Mais pour un arrêt définitif de leur utilisation, il faudrait que les instances internationales se saisissent du problème. Or le chemin à parcourir est encore très long. D’autant plus que cela sous-entendrait que les pays utilisateurs de ces armes doivent procéder à la décontamination des zones où ils ont utilisé l’UA et au dédommagement des victimes. Les sommes à débourser sont tellement colossales que rendre illégale l’utilisation de l’UA serait difficile à assumer financièrement pour les pays utilisateurs… Au détriment de vies humaines.

Les nouvelles révélations sur l’usage de l’uranium appauvri en Irak.
Depuis 1959, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est liée à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) par un accord qui lui interdit de publier des rapports qui concernent la radioactivité, sans l’aval de cette dernière. De ce fait, aucun des rapports « critiques » de l’OMS sur les armes à l’uranium appauvri n’a jamais été publié.
Pour la première fois en 2011, une prestigieuse revue médicale, l’International Journal of Environmental Research and Public Health, publiait des données sur les conséquences de l’usage d’armes chimiques par l’armée américaine en Irak, et plus particulièrement d’armes à l’uranium appauvri. Les chercheurs font le lien entre les assauts de l’armée – dont la terrible opération militaire Phantom Fury de 2004 – à Falloujah et la croissance brutale des cancers, la hausse spectaculaire des fausse-couches, des naissances prématurées, et des malformations congénitales.

Les armes utilisées dans ces combats contiennent des substances chimiques comme le phosphore, le napalm, et l’uranium appauvri. C’est sur ce dernier que se concentrent plus particulièrement les études.

Le bilan humain de ces assauts ne peut être définitif, et ne le sera jamais, l’uranium appauvri provoquant des modifications génétiques irréversibles et qui s’accumulent dans le temps. Les Irakiens vont continuer de subir les détériorations de leur patrimoine génétique au fil du temps…

Mais de nouveaux chiffres sur les effets de l’uranium appauvri sur la population irakienne ont récemment été dévoilés. Des médecins de l’hôpital de Falloujah ont observé une croissance très inquiétante du nombre de bébés naissant avec des malformations congénitales : celles-ci y concerneraient 144 naissances sur 1000, soit 14,4%. Ce taux est normalement inférieur à 2%, explique le docteur Alaani, qui étudie ce phénomène depuis de nombreuses années à Falloujah. Afin d’alerter la communauté internationale sur ces crimes, et de demander à l’Organisation Mondiale de la Santé de révéler ces nouvelles informations, elle a lancé une pétition :

« Je suis le Docteur Samira ALAANI, je suis pédiatre à l’Hôpital Général de Falloujah. Dans les années qui ont suivi les attaques des forces américaines sur notre ville, mes collègues et moi avons remarqué une augmentation horrifiante du nombre de bébés nés avec des malformations congénitales graves : spina bifida, anomalies cardiaques et des malformations auxquelles je ne peux même pas donner de nom. Beaucoup ne survivent pas. Pour ceux qui survivent, nous leur procurons des soins tant bien que mal avec le peu de ressources dont nous disposons.

Je travaille comme pédiatre à Falloujah depuis 1997, et c’est depuis 2006 que j’ai remarqué ce problème, nous avons alors commencé à enregistrer ces cas. Nous nous sommes rendus compte que sur 1000 naissances, 144 bébés présentaient des malformations. Nous sommes convaincus que, même aujourd’hui, ces cas sont liés à la contamination provenant des conflits dans notre ville il y a plus de dix ans maintenant. Ce phénomène n’est pas unique à Falloujah : les hôpitaux dans tout le Gouvernorat d’alAnbar ainsi que d’autres régions d’Irak constatent une hausse similaire. Tous les jours je vois les ravages que cette peur inculque aux futures mères et à leurs familles. La première question que l’on me pose lorsqu’un enfant naît n’est pas « Est-ce une fille ou un garçon ? » mais « Mon bébé est-il en bonne santé ? » Lorsque j’ai entendu que le Ministère de la Santé Irakien et l’Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS) allaient faire des recherches, cela m’a donné une lueur d’espoir. Je savais que cela ne ferait que confirmer ce que nous savions déjà : que le nombre de malformations congénitales avait augmenté, mais je pensais aussi que cela pousserait l’Irak et la communauté internationale à agir.

La recherche est maintenant terminée et on nous avait promis que le rapport serait publié début 2013 ; mais nous voici six mois plus tard et l’OMS vient d’annoncer de nouveaux délais. Nous sommes inquiets que cela soit du à un problème d’ordre politique et non pas scientifique. Nous avons déjà attendu des années que la vérité éclate et mes patientes ne peuvent plus continuer comme cela. L’OMS a une autre option. Que les données soient publiées dans une revue à libre accès pour un examen indépendant par des pairs. Ce procédé serait rapide, rigoureux et transparent.

Mes patientes ont besoin de savoir la vérité, elles ont besoin de savoir pourquoi elles ont fait une fausse couche, elles ont besoin de savoir pourquoi leurs bébés sont si malades et par-dessus tout, elles ont besoin de savoir que l’on est en train de faire quelque chose pour y remédier. Le Ministère de la Santé Irakien et l’OMS se doivent de publier ces données et de nous fournir des réponses.

Je vous demande de signer cette pétition et de prouver que le reste du monde n’a pas oublié le peuple d’Irak ».

Signez la pétition sur change.org

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WIPP : catastrophe nucléaire à 655 mètres sous terre

 

 

 

Coordination Stop Nucléaire                        Le 29 juin 2014.

 

Courriel : stop.nucleaire@yahoo.fr

 

WIPP : catastrophe nucléaire à 655 mètres sous terre

 

La Coordination Stop-Nucléaire met régulièrement à jour les informations sur l’accident nucléaire en cours dans le centre de stockage WIPP aux Etats-Unis.

Voir l’article http://www.coordination-stopnucleaire.org/spip.php?article41

 

Nous jugeons important de faire connaître ces informations au plus grand nombre de personnes, étant donné qu’elles ne seront – comme d’habitude – pas formulées ainsi par les médias de masse :

  • Le DOE (Department Of Energy, le grand frère aux USA du CEA en France) a fait construire un centre de stockage en profondeur nommé WIPP (Waste Isolation Pilot Plant) au Nouveau Mexique. La décision a été prise dans les années 70, la construction s’est déroulée dans les années 80, le remplissage a débuté dans les années 90. Il s’agit d’un réseau de galeries creusées à 655 mètres sous terre dans une couche géologique de sel. Ces galeries devaient accueillir les déchets radioactifs de nombreux laboratoires militaires et universitaires. En 2014, une première partie du site a été quasiment remplie de déchets. Si ça marchait, « on » devait creuser dans une autre direction et continuer à remplir. Puis un jour, « on » devait boucher les entrées et mettre un graffiti original pour prévenir les éventuels hommes/femmes du futur ou des extra-terrestres du danger qu’ils courraient s’ils voulaient creuser là. L’autre projet d’enfouissement profond américain « Yucca Mountain » a été arrêté sous Barak Obama en 2008.
  • Le 14 février 2014, les employés travaillant dans le WIPP ont évacué leur usine suite à un relevé de radioactivité extraordinaire en provenance des galeries. Selon les officiels, aucun employé n’était en bas quand c’est arrivé. C’était pas grave mais tout le monde a déguerpi. Des dépôts de Plutonium sont retrouvés à des kilomètres autour du site. Roger Nelson, porte-parole du DOE le 16 février, s’exprime ainsi : « Mais je crois correct de dire que nous n’avons jamais vu un niveau aussi élevé que celui que nous sommes en train d’observer. »
  • Un ou plusieurs fûts ont explosé spontanément et ont créé le nuage radioactif qui est sorti à l’extérieur. Ces fûts proviennent du LANL (Los Alamos National Laboratory) et sont remplis d’objets contaminés aux « transuraniens » (Plutonium, Americium…). Même si on ne connaît pas encore la cause exacte de l’explosion du 14 février, d’autres fûts du même type, de la même provenance menacent d’exploser : 369 au fond du WIPP, 57 à Los Alamos, et plus de 100 au Waste Control Specialist (usine privée d’entreposage en surface).
  • L’objectif prioritaire du DOE est de boucher le plus vite possible l’entrée des salles qui contiennent les fûts qui explosent pour que les ouvriers puissent continuer de creuser des galeries ailleurs et d’y installer des déchets. Le DOE travaille d’autre part à mettre en place des systèmes de filtration pour retenir les particules alpha afin qu’elles ne s’échappent plus des galeries contaminées : la filtration n’avait pas été prévue à la conception.
  • Le WIPP est maintenant arrêté. Les programmes de transports des déchets des laboratoires vers le WIPP sont arrêtés, pour des années. C’est un coup dur pour le nucléaire US.
  • En France, le lobby nucléaire cherche à faire creuser le même genre de poubelle nucléaire avec son projet CIGÉO à Bure…

 

 

 

 

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RESEÑA HISTÓRICA

No les hagamos competencia a Tchernobyl y Fukushima !

Firmen y hagan firmar nuestra petición en pro de una parada inmediata de lo nuclear !

 

Origen y objeto del llamamiento de Ginebra II

 

En 1978 un grupo de personas, procedentes de la Universidad de Ginebra, deseosas de encontrar una solución de recambio al surregenerador de Super-Phénix de Creys-Malville (Francia) y a la sociedad del plutonio, lanzaron un llamamiento a los miembros de las autoridades políticas de Europa, así como al Parlamento europeo. Este era el Llamamiento de Ginebra.

35 años más tarde, algunos amigos sensibilizados por los crecientes problemas que plantea lo nuclear y preocupados frente a la « desinformación » crónica relativa al Japón siniestrado y contaminado, se preguntaron si los nucleócratas conservaban la esperanza de que el mundo se olvide rápidamente de lo que llaman « este incidente » para poder vender sus proyectos de nuevas centrales en el mundo entero ?

 

Fué entonces cuando unos militantes del Llamamiento de Ginebra, tras varias consultas redactaron un texto destinado à  despesrtar las conciencias . Este fué el LLAMAMIENTO DE GINEBRA II.

 

Tenía dicho texto que ser ampliamente difundido por cada destinatario acerca de personas que hubiesen elegidas así como en las redes informáticas, con miras a provocar tomas de conciencia o gestiones, publicaciones, acciones para incitar nuestras autoridades à tomar sus responsabilidades frente al peligro que representa ahora esta energía éminentemente hostil a la vida.

 

Desgraciadamente, no tenemos la estructura ni los medios de gestionar tal operación a escala del planeta, síno solamente el deseo de contribuir, con los modestos medios que tenemos, al abandono lo más rápidamente posible de una energía que ha demostrado los riesgos insensatos que crea, y a accelerar el pasaje a las energías renovables y sin peligro.

 

Para firmar Ud tambien este Llamamiento, sírvase ir a la página « Sostenimiento ». Y para cualquier información dirigese a : appel2geneve@gmail.com.

 

 

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LLAMAMIENTO DE GINEBRA II A LAS AUTORIDADES PÓLITICAS

Acábese AHORA con la energía nuclear !

 

Las catástrofes nucleares de Tchernobyl y Fukushima se han producido a 25 años de intervalo. Sin embargo, nos habían sido asegurado que tales accidentes eran casi imposibles ! Nuestros responsables políticos lo han creido y nosotros tambien. Pero en realidad es imposible calcular la probabilidad de semejante accidente. A pesar de esto se ha evaluado a una vez en cien mil años. La sinistre verdad es que ha ocurrido dos veces en veinticinco años.

Hoy en día, existen en el mundo un poco menos de 400 reactores nucleares en estado de funcionamiento. La próxima catástrofe se producirá pues en cualquier sitio, en cualquier momento. Y el estado actual de estas centrales que estan envejeciendo no puede más que acredentar la probabilidad de una nueva catastrofe.

 

El  inventario de la radioactividad provocada por estas instalaciones es aterrorizante : puede exterminar a cada habitante de nuestro planeta hasta varios millare de veces ! Bastaría que una miníma fracción de esta cantidad de materia se escape en la naturaleza para provocar una catástrofe. No nos olvidemos de que todo lo que puede ocurrir acaba por ocurrir…Tchernobyl y Fukushima son dos pruebas de ello.

 

El sólo y único medio de eliminar este riesgo es interrumpir la actividad de dichas centrales y depositar los residuos que han producido, extraer el combustible irradiado,  acondicionarlos en sitios apropiados en contenedores adecuados, y transformar dichos sitios en mausoleos. Todos estos mausoleos seran testimonios que recordaran a las generaciones futuras las consecuencias de los riesgos tecnólogicos que no se pueden dominar.

En vez de intentar hacernos olvidar de las catástrofes que se han producido ya, deberían los Estados, las instituciones internacionales y los poderes ecómomicos decidir abandonar lo nuclear para entrar en la transición hacia lo todo renovable, pues en cuanto se acabaría de obstaculizar su desarrollo, esta solución se revelaría perfectamente capaz de asumir el relevo .

 

Aún alegando el pretexto de una dudosa necesidad de electricidad, no se tiene que tomar ningún otro riesgo más -el de que ocurra un ccidente nuclear mortífero que tendrá por consecuencia que inmensos territoritorios se vuelvan inhabitables durante siglos . No nos olvidemos de que, en un no muy lejano pasado ya, se ha decidido construir centrales nucleares y que luego se planteó el problema de cómo se iba a vender la corriente que así se producía. Lo que ha llevado las compañias productores de electricidad a promover varias aberraciones energéticas tales como, entre otras, la calefacción eléctrica, el desarollo desencadenado del alumbrado público.

 

La energía nuclear no es renovable, por consiguiente es ineluctable su abandono. Cualquier atraso en hacerlo sólo aumenta el riesgo de una próxima catástrofe. Como lo constatamos, después de aquella de Fukushima, Japón a interrumpido casi todos sus reactores. Es posible entonces ! Y es la única actitud responsable. Es nuestro único medio de limitar los problemas insolubles que legarrmos a las futuras generaciones.

 

 

Ginebra, a 24 de mayo de 2013

 

(Cualquier lector de este llamamiento lo puede firmar rellenando el formulario de la página   « Sostenimiento »)

 

Lista de los Primeros signatarios

 

Pierre Lehmann, phísico nuclear, Paul Bonny, ciudanano ginebrino, Ivo Rens, Prof. honorario de la Universidad de Ginebra, Yves Lenoir, phísico , Rémy Pagani, Alcalde de Ginebra, Michèle Rivasi, fundadora de la CRIIRAD, diputada europea de Europe-Les Verts, Wladimir Tchertkoff, vice-pres. de la asociación Enfants de Tchernobyl-Bélarus, Prof. Alexey V.Yablokov, Academia de sciencias de Rusia , Anne-Cécile Reimann, Prés. ContrAtom, Ginebra, Luc Recordon, diputado del Parlamento suizo, Wataru Iwata, ciudadano japones, Prof. emérito Michel Fernex, Facultad de Medicina, Universidad de Basilea (Suiza), Roger Nordmann, diputado del Parlamento suizo , Liliane Maury Pasquier, diputada del Parlamento suizo, Bruno Barillot, laureado de Nuclear Free Future Award 2010, Polinesia francesa Philippe Lebreton, Prof. honorario, Universidad de Lyon 1, Victor Ruffy, ex- présidente del Parlamento suizo , Jean-Robert Yersin, diputado del Grand Conseil ( Parlamento del cantón deVaud, Suiza), Robert J. Parsons, periodista, Isabelle Chevalley, diputada del Parlamento suizo, Luc Breton, ex- périto responsable de radioprotección, Instituto Suizo de Investigación Experimental sobre Cancer, Epalinges (Suiza), Yves Renaud, diplomado del CNAM de Paris, Jürg Buri, director de la Fundación Suiza de Energía, Zurich, Suiza, Frédéric Radeff, ciudadano de Ginebra, François Lefort, Prof. HES, Diputado del Grand Conseil (Parlamento del cantón de Ginebra), Walter Wildi, Prof. geología. Universidad de Ginebra, Joel Jakubec, Ministro de la Iglesia protestante de Ginebra, Danielle Martinet, ciudadana de Ginebra, Ciril Mizrahi, ex-miembro de la Asamblea constituyente de Ginebra, Manuel Tornare, Diputado del Parlamento suizo, ex- Alcalde de Ginebra, Salima Moyard, Diputada del Grand Conseil (Parlamento del cantón de Ginebra), Marc Oran, Diputado del Grand Conseil (Parlamento del cantón de Vaud), Guillaume Mathelier, Alcalde de Ambilly , Francia, Edouard Dommen, especialista de Etica, Micheline Calmy-Rey, ex- Presidenta de la Confédéración suiza, Renaud Gautier, Diputado del Grand Conseil (Parlamento de Ginebra), Pierre Mercier, Prof. Honorario de la Universidad de Lausanne.

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Remerciements à la Ville de Genève

ASSOCIATION POUR L’APPEL DE GENEVE II

(APAG2)

www.apag2.wordpress.com

 

 

Madame Sandrine Salerno

Maire de la Ville de Genève

E.V.

 

Genève, ce 21 mai 2014.

 

Madame la Maire,

 

Au nom du Bureau de l’APAG2, je tiens à vous remercier vivement, ainsi que le Conseil administratif de la Ville de Genève, de votre lettre du 26 février 2014 par laquelle vous nous informez que la Ville de Genève souscrit à l’Appel de Genève II demandant l’arrêt immédiat de l’électronucléaire et soutient activement notre action.

Cet appui, qui rejoint celui naguère apporté par la Ville de Genève, puis par l’Etat de Genève, à la lutte menée à la fin du siècle dernier par l’APAG1 contre le surgénérateur nucléaire SuperPhénix de Creys-Malville, nous est infiniment précieux dans nos interventions auprès des autorités tant étrangères que suisses.

Avec nos vifs remerciements, je vous prie d’agréer, Madame la Maire, l’assurance de ma parfaite considération.

 

 

Ivo Rens

Président

 

Copie aux membres du Bureau de l’APAG2.

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Letter sent by Hellen Caldicott to Thomas Bach, President of the IOC

(The Helen Caldicott Foundation http://akiomatsumura.com)

January 23, 2014

 

Dear Mr Bach:

 

I write to you as a physician and pediatrician who is well-versed in the medical effects of atomic radiation and the radioactive pollutants that have been released into the environment from the crippled Fukushima Daiichi nuclear power plants. (My CV can be found at helencaldicott.com)

I have a deep concern for the health and well-being of the athletes who have trained so hard and so long to be eligible to compete in the 2020 Olympics in Tokyo.

TEPCO has identified over 60 varieties of man-made radioactive pollutants from samples of contaminated water that are collected on a daily basis. Many of these pollutants — for example, radioactive varieties of caesium (Cs-137), strontium (Sr-90), and iodine (I-129) — did not exist in the natural environment before the advent of nuclear fission. Thus the natural background levels of such radioactive pollutants is zero, yet once released into the environment they will remain potentially dangerous for centuries.

This means that the athletes will be subjected to inhaling or ingesting radioactive dust emitting alpha, beta and/or gamma radiation, as well as being exposed to gamma radiation (like X rays) emanating from contamination in the soil and on the streets.

 

My concerns are listed below:

1. Parts of Tokyo itself are radioactively contaminated as a result of the fallout from the Fukushima Daiichi accident almost three years ago. Samples collected randomly from apartments, moss growing on roofs and soil from streets has been tested for various radioactive elements and has found to be very radioactive. References can be provided on request.

3. Much of the food sold in Tokyo is contaminated with radioactive pollutants, having been grown in the Fukushima prefecture at the encouragement of the Japanese government. (it is impossible to taste or smell radioactive elements in food, and monitoring every item to be consumed is not practical.)

4. Many of the fish caught on the east coast of Japan carry some burden of radioactive elements, indeed some are quite severely contaminated. This is an ongoing problem; for almost three years 300 to 400 tons of radioactively contaminated groundwater has been pouring into the Pacific Ocean every day from beneath the damaged reactors.

5. If the athletes eat radioactively contaminated food or drink radioactively contaminated tea or other liquids, some of them are likely years later to develop cancer or leukemia. The incubation time for these diseases is five to eighty years depending on the particular radionuclides and the affected organs.

6. The Japanese government is incinerating radioactive waste and some of the resulting radioactive ashes are being dumped into Tokyo Bay where the athletes are expected to row and exercise.

7. Another major worry is that between now and 2020, additional releases of radioactive pollutants could occur from the Fukushima Daiichi reactors. The buildings of Units 3 and 4 are severely damaged from the original earthquake and subsequent explosions; they could well collapse if they suffer another earthquake greater than 7 on the Richter scale. Should that happen, up to 10 times more radioactive cesium than was released at Chernobyl could be released into the air. Such an event could greatly exacerbate existing contamination problems in Tokyo and pose great dangers to the athletes.

8. At the Fukushima Daiichi site, there are more than 1000 huge hastily built metal tanks holding millions of gallons of extremely radioactive water, with an additional 400 tons being pumped out from the damaged reactors on a daily basis. Some of these tanks were put together by inexperienced workers and they are held together with corroding bolts, rubber sealants, plastic pipes and duct tape. Another large earthquake would likely

rupture many of these tanks thus releasing additional volumes of highly contaminated water into the Pacific Ocean just north of Tokyo.

It is for these reasons that I strongly recommend that you urge the International Olympic Committee to assemble an independent assessment team of biomedical experts, who have

no financial or other relationship with the nuclear power industry or its regulators, to carry out a diligent investigation of all relevant areas to determine the extent of radiogenic health concerns before the ambitious plans for the 2020 Tokyo Olympics are allowed to proceed too far. Furthermore it is imperative that the assessment team understand and report on the perilous current state of the reactors, their surrounding buildings, the subterranean groundwater flow problems, and the multitudinous storage tanks on the surface filled with millions of gallons of contaminated water.

 

Sincerely,

Helen Caldicott MBBS, FRACP

 

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Lettre de Hellen Caldicott au Président du CIO

(Source Blog Fukushima et The Helen Caldicott Foundation http://akiomatsumura.com)

 

23 janvier 2014

Cher Monsieur,

Je me permets de vous écrire en tant que médecin et pédiatre connaissant bien les effets médicaux des radiations atomiques et des polluants radioactifs qui ont été relâchés dans l’environnement par les réacteurs nucléaires de la centrale dévastée de Fukushima Daiichi. (Mon CV se trouve à l’adresse suivante : helencaldicott.com)

Je suis profondément inquiète de la santé et du bien-être des athlètes qui se seront entraînés de façon intensive depuis si longtemps pour avoir le droit de participer aux Jeux olympiques de 2020 à Tokyo.
TEPCO a identifié plus de 60 variétés de polluants radioactifs produits par l’homme dans les échantillons d’eau contaminés qui sont collectés quotidiennement. Beaucoup de ces polluants, notamment les variétés radioactives du césium (Cs-137), du strontium (SR-90, et de l’iode (I-129), n’existaient pas dans notre environnement naturel avant l’invention de la fission nucléaire. Le niveau naturel de pollution de ces substances radioactives est donc nul. Mais une fois émises dans l’environnement, elles resteront potentiellement dangereuses pendant des siècles.

Voici la liste de mes sujets d’inquiétude:

1. Certaines parties de Tokyo sont contaminées par la radioactivité provenant des retombées de l’accident de Fukushima Daiichi d’il y a presque trois ans. Des échantillons récoltés au hasard dans les appartements, dans la mousse des toits et le sol des rues, ont été testés pour divers éléments radioactifs et se sont avérés hautement radioactifs. Les références peuvent être fournies sur demande.

2. Cela signifie que les athlètes seront obligés d’inhaler ou d’ingérer de la poussière radioactive qui émet des rayons alpha, bêta et/ou gamma (comme les rayons X) émanant de la contamination du sol et des rues.

3. Une grande partie de la nourriture vendue à Tokyo est contaminée par des polluants radioactifs, car, à l’instigation du gouvernement japonais, elle provient de la préfecture de Fukushima. (On ne peut pas goûter ni sentir les éléments radioactifs dans ce qu’on mange et la surveillance de chaque denrée à consommer n’est pas envisageable.

4. Une bonne partie des poissons pêchés sur la côte est du Japon sont chargés d’éléments radioactifs. De fait, certains sont assez lourdement contaminés. Le problème est permanent, car pendant près de trois ans, entre 300 et 400 tonnes d’eau radioactive se sont écoulées chaque jour du dessous les réacteurs endommagés dans l’océan pacifique.

5. Si les athlètes mangent des aliments contaminés par la radioactivité et boivent du thé ou d’autres boissons contaminées, certains d’entre eux ont toutes les chances de développer, quelques années plus tard, un cancer ou une leucémie. La période d’incubation de ces maladies varie entre cinq et quatre-vingts ans, selon les radionucléides en jeu et selon les organes affectés.

6. Le gouvernement japonais incinère des déchets radioactifs et une partie des cendres radioactives ainsi obtenues sont déversées dans la Baie de Tokyo, là où les athlètes sont appelés à faire de l’aviron et à s’entraîner.

7. Un autre grand sujet d’inquiétude est le fait que, d’ici 2020, les réacteurs de Fukushima Daiichi pourraient générer de nouvelles émissions de polluants radioactifs. Les bâtiments des unités 3 et 4 sont sévèrement endommagés depuis le séisme initial et les explosions qui ont suivi ; ils pourraient fort bien s’effondrer s’ils devaient subir un autre séisme d’une magnitude supérieure à 7 sur l’échelle de Richter. Si cela devait arriver, des quantités de césium allant jusqu’à dix fois celles de Tchernobyl pourraient être relâchées dans les airs. Un tel événement pourrait grandement aggraver la contamination existante de Tokyo et constituer un grave danger pour les athlètes.

8. Le site de Fukushima Daiichi contient plus de 1000 cuves géantes en métal qui ont été construites à la hâte et contiennent des millions de gallons d’eau extrêmement radioactive, auxquels s’ajoutent 400 tonnes sont pompées chaque jour dans les réacteurs endommagés. Certaines de ces cuves ont été montées par des ouvriers inexpérimentés et tiennent à grand renfort de boulons rouillés, de joints en caoutchouc, de tuyaux en plastique et de ruban adhésif. En cas de nouveau séisme, plusieurs de ces cuves se rompraient vraisemblablement, rejetant des volumes supplémentaires d’eau fortement contaminée dans le Pacifique juste au nord de Tokyo. C’est donc pour ces raisons que je vous demande instamment que vous exhortiez le Comité International Olympique à mettre en place une équipe d’experts en biomédecine pour procéder à une évaluation indépendante ; ces experts qui n’auraient aucun lien financier ou autre avec l’industrie nucléaire ou les organismes chargés de la réglementer mèneraient une enquête diligente partout où cela est nécessaire pour déterminer l’ampleur des effets sanitaires radioinduits, avant que les plans ambitieux envisagés pour les Jeux de Tokyo de 2020 ne soient trop avancés. 
Il est en outre impératif que l’équipe d’évaluation fasse rapport aussi sur le périlleux état existant des réacteurs et des bâtiments environnants, les problèmes de fuites d’eaux souterraines et les multiples cuves de stockage remplies de millions de gallons d’eau contaminée installées en surface sur le site.

Veuillez agréer, cher Monsieur, l’assurance de ma haute considération.

 

Helen Caldicott MBBS, FRACP

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Cronistoria

Origine e scopo dell’Appello di Ginevra II

Nel 1978, un gruppo nato in seno all’Università di Ginevra lancia un appello ai rappresentanti politici dell’Europa, come pure al Parlamento Europeo, con lo scopo di trovare una soluzione alternativa al generatore di Super-Phénix a Creys-Malville (Francia) e alla società del plutonio. È l’Appello di Ginevra.

35 anni più tardi, alcuni amici, sensibilizzati dai problemi crescenti posti dal nucleare, esprimono preoccupazione di fronte alla disinformazione cronica osservata nel Giappone sinistrato e contaminato. I “nucleocrati” nutrono forse la speranza che il mondo dimentichi rapidamente questo «incidente» affinché possano vendere il loro progetto di nuovi centrali al mondo intero?

Dopo diverse consultazioni,  un testo destinato a risvegliare le coscienze è allora redatto da militanti del primo Appello di Ginevra: è l’APPELLO DI GINEVRA II

Questo testo dovrebbe essere capillarmente diffuso da ogni destinatario, presso persone di propria scelta, nelle reti informatiche, al fine di provocare delle prese di coscienza e di incoraggiare iniziative, pubblicazioni, azioni che inducano le autorità ad assumere le loro responsabilità di fronte al pericolo rappresentato da questa energia eminentemente ostile all’essere vivente.

Non disponiamo né delle strutture né delle possibilità per gestire un’operazione su scala planetaria, ma nutriamo il desiderio di contribuire, con il nostri modesti mezzi, a sensibilizzare l’opinione pubblica affinché si abbandoni al più presto un’energia a forte rischio e si acceleri il passaggio alle energie rinnovabili e prive di pericoli.

Per firmare questo Appello, accedete alla pagina «Sostegno»

E per ogni informazione: appel2geneve@fastmail.fm

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APPEL DE GENÈVE II AUX AUTORITÉS POLITIQUES Il faut abandonner le nucléaire, et maintenant !

Les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima ont eu lieu à 25 ans d’intervalle. Pourtant, on nous avait assuré que de tels accidents étaient quasiment impossibles !

Nos responsables politiques l’ont cru, et nous aussi. En réalité, la probabilité d’un tel accident

est impossible à calculer. Mais elle fut estimée à une fois en cent mille ans. La triste vérité est

que ce fut deux fois en vingt-cinq ans. Aujourd’hui, un peu moins de 400 réacteurs nucléaires

sont en état de fonctionner dans le monde. La prochaine catastrophe se produira n’importe où, n’importe quand. Et l’état actuel de ces centrales viellissantes ne peut qu’augmenter la probabilité d’une nouvelle catastrophe.

L’inventaire radioactif généré par ces installations est terrifiant : il peut exterminer chaque habitant de notre planète, et cela plusieurs dizaines de milliers de fois ! Il suffit qu’une infime fraction de cet inventaire s’échappe dans la nature pour provoquer une catastrophe. N’oublions jamais que tout ce qui peut arriver, finit par arriver … Tchernobyl et Fukushima en sont la double preuve.

Le seul et unique moyen d’éliminer ce risque est d’arrêter ces centrales, d’y entreposer les déchets qu’elles ont produit, d’extraire le combustible irradié et le conditionner dans un milieu appropriéet dans des containers adéquats, puis de transformer le site en mausolée. Ces mausolées seront autant de témoignages évoquant, pour les générations futures, les conséquences des risques technologiques non maîtrisables.

Au lieu de tenter de nous faire oublier les catastrophes déjà subies, les Etats, les institutions internationales et les pouvoirs économiques devraient décider l’abandon du nucléaire pour aborder la transition vers le tout renouvelable, parfaitement en mesure d’assurer la relève, à condition que l’on cesse d’entraver son développement.

On ne peut pas prendre encore le risque d’un accident nucléaire meurtrier qui rendra inhabitable d’immenses territoires pendant des siècles, sous prétexte d’un besoin douteux en électricité. N’oublions pas que l’on a décidé de construire des centrales nucléaires pour ensuite se demander comment vendre le courant ainsi produit. Ce qui a conduit les compagnies d’électricité à promouvoir diverses aberrations énergétiques telles que le chauffage électrique, le développement inconsidéré de l’éclairage public, notamment.

Le nucléaire n’est pas une énergie renouvelable; son abandon est donc inéluctable.

Tout retard ne fait qu’augmenter le risque d’une prochaine catastrophe. Après Fukushima, leJapon a bien arrêté la quasi totalité de ses réacteurs : c’est donc possible !

C’est la seule attitude responsable. C’est notre seul moyen de limiter les problèmes insolubles que nous léguerons aux générations futures.

 

Liste des premiers signataires

Pierre Lehmann, physicien nucléaire • Paul Bonny, citoyen genevois • Ivo Rens, Prof. honoraire de l’Université de Genève • Yves Lenoir, physicien ­­• Rémy Pagani, Maire de Genève • Michèle Rivasi, fondatrice de la CRIIRAD, députée européenne •Wladimir Tchertkoff, vice-prés. Enfants de Tchernobyl-Bélarus • Prof. Alexey V.Yablokov, Académie des sciences de Russie •Anne-Cécile Reimann, Prés. ContrAtom, Genève • Luc Recordon, député au Parlement suisse • Wataru Iwata, citoyen japonais •Prof. émérite Michel Fernex, Faculté de Médecine, Bâle (Suisse) • Roger Nordmann, député au Parlement suisse • Liliane Maury Pasquier, députée au Parlement suisse • Bruno Barillot, lauréat du Nuclear Free Future Award 2010, Polynésie française • Philippe Lebreton, Prof. honoraire, Université Lyon 1• Victor Ruffy, anc. président du Conseil national (Suisse) • Jean-Robert Yersin, député au Grand Conseil (VD) • Robert J. Parsons, journaliste • Isabelle Chevalley, députée au Parlement suisse • Luc Breton, anc. expert responsable en radioprotection, Institut Suisse de Recherche Expérimentale sur le Cancer, Epalinges • Yves Renaud, diplômé du CNAM de Paris • Jürg Buri, directeur Fondation Suisse de l’Energie, Zurich • Frédéric Radeff, Citoyen de Genève • François Lefort, Prof. HES, Député au Grand Conseil (GE) • Walter Wildi, Prof géologie. Université de Genève • Joel Jakubec, Pasteur de l’Eglise protestante de Genève • Danielle Martinet, Citoyenne de Genève • Ciril Mizrahi, ancien constituant (GE) • Manuel Tornare, Député au Parlement suisse, ancien Maire de Genève • Salima Moyard, Dépotée au Grand Conseil (GE) • Marc Oran, Député au Grand Conseil (VD) • Guillaume Mathelier, Maire d’Ambilly • Edouard Dommen, Ethicien • Micheline Calmy-Rey, anc. Présidente de la Confédération suisse • Renaud Gautier, Député au Grand Conseil (GE) • Pierre Mercier, Prof. Honoraire de l’Université de Lausanne.

 

 

 

Nel 1978, un gruppo nato in seno all’Università di Ginevra lancia un appello ai rappresentanti politici dell’Europa, come pure al Parlamento Europeo, con lo scopo di trovare una soluzione alternativa al generatore di Super-Phénix a Creys-Malville (Francia) e alla società del plutonio. È l’Appello di Ginevra.

 

 

35 anni più tardi, alcuni amici, sensibilizzati dai problemi crescenti posti dal nucleare, esprimono preoccupazione di fronte alla disinformazione cronica osservata nel Giappone sinistrato e contaminato. I “nucleocrati” nutrono forse la speranza che il mondo dimentichi rapidamente questo «incidente» affinché possano vendere il loro progetto di nuovi centrali al mondo intero?

 

 

Dopo diverse consultazioni,  un testo destinato a risvegliare le coscienze è allora redatto da militanti del primo Appello di Ginevra: è l’APPELLO DI GINEVRA II

 

 

Questo testo dovrebbe essere capillarmente diffuso da ogni destinatario, presso persone di propria scelta, nelle reti informatiche, al fine di provocare delle prese di coscienza e di incoraggiare iniziative, pubblicazioni, azioni che inducano le autorità ad assumere le loro responsabilità di fronte al pericolo rappresentato da questa energia eminentemente ostile all’essere vivente.

 

 

Non disponiamo né delle strutture né delle possibilità per gestire un’operazione su scala planetaria, ma nutriamo il desiderio di contribuire, con il nostri modesti mezzi, a sensibilizzare l’opinione pubblica affinché si abbandoni al più presto un’energia a forte rischio e si acceleri il passaggio alle energie rinnovabili e prive di pericoli.

 

Per firmare questo Appello, accedete alla pagina «Sostegno»

 

E per ogni informazione: appel2genève@gmail.com

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