En Europe occidentale, l’accident nucléaire approche

La sécurité des centrales nucléaires ne peut plus être garantie.

Beaucoup de centrales sont vieillissantes et comportent des défauts.

En graves difficultés financières, AREVA et EDF sont contraintes de faire des économies.

On vient de découvrir des malfaçons sur de nombreuses composantes essentielles des centrales en activité en France et à l’étranger.

 

Un prochain accident est probable. On s’y prépare.

 

Faute de moyens pour entreprendre les travaux nécessaires, on s’est résigné à tolérer les risques.

 

Faute de moyens pour faire face au risque majeur, les évacuations sont considérées comme impossibles.

 

On compte désormais sur l’auto-évacuation : ainsi chacun prendra en charge sa sécurité.

 

L’Etat qui a imposé le nucléaire, rejettera sa responsabilité sur le peuple.

 

            Bureau de l’APAG2

2 juin 2016

 

images

 

Communiqué de l’Association pour l’Appel de Genève II (APAG2)

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Falsifications : l’Observatoire du nucléaire attaque Areva en justice (*)

Communiqué de l’Observatoire du nucléaire du 4 mai 2016

http://www.observatoire-du-nucleaire.org

 

– Une plainte va être déposée au TGI (**) de Chalon-sur-Saône pour faux, usage de faux et mise en danger de la vie d’autrui

 

– L’enquête devra aussi rechercher les possibles complicités chez les clients d’Areva, en particulier chez EDF, ainsi qu’à l’Autorité de sûreté nucléaire

 

– Les installations nucléaires concernées doivent être immédiatement stoppées

 

A la suite des lourdes erreurs industrielles qui ont amené Areva à fournir à EDF et CGNPC (Chine), pour leurs réacteurs EPR respectifs, des cuves comportant d’importantes zones de faiblesse, un audit des activités de l’usine Creusot Forge d’Areva a révélé « des irrégularités dans le contrôle de fabrication d’environ 400 pièces produites depuis 1965, dont une cinquantaine seraient en service sur le parc électronucléaire français ».

 

Il s’agit là d’une affaire d’une gravité extrême qui a amené l’Observatoire du nucléaire à demander à son avocat, Me Emmanuel Riglaire, de déposer immédiatement au Tribunal de Grande Instance de Chalon-sur-Saône une plainte pour faux, usage de faux et mise en danger de la vie d’autrui.

 

Ce dernier délit est très probablement constitué puisque l’on retrouve aisément les quatre conditions requises :

 

– existence d’une obligation particulière de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement ;

– violation manifestement délibérée de cette obligation ;

– exposition directe d’autrui ;

– existence pour autrui d’un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente.

 

En effet, contrairement aux cuves des réacteurs EPR qui ne sont pas en service, il apparaît que des dizaines de pièces comportant des malfaçons sont actuellement en service dans le parc nucléaire français mais aussi à l’étranger, faisant très probablement courir un « risque immédiat ». Il apparaît d’ailleurs indispensable de stopper immédiatement les installations nucléaires concernées.

 

Outre la gravité des fautes ainsi mises au jour, cette affaire achève de démontrer que la supposée « expertise française » dans le domaine nucléaire n’est qu’un mythe entretenu par les dirigeants industriels et politiques ainsi que par certains médias.

 

En réalité, de Superphénix à l’EPR, d’ITER (échec avéré dans la fusion nucléaire) à Cigéo (projet insensé d’enfouissement des déchets radioactifs), de la faillite avérée d’Areva à celle imminente d’EDF, l’industrie nucléaire française n’a perduré depuis 40 ans que par un soutien aveugle des gouvernements successifs.

 

De même, cette affaire confirme que la prétendue « exemplaire » Autorité de sûreté nucléaire est au mieux menée en bateau par les industriels, au pire complice : l’enquête, que la justice française doit immédiatement organiser, devra déterminer si des complicités, par exemple chez EDF et l’ASN, ont aidé Areva à écouler ses pièces défaillantes pendant des décennies jusqu’à l’affaire des cuves des EPR.

 

 

 

(*) Pour mémoire, en 2015, l’Observatoire du nucléaire a déjà remporté une bataille judiciaire contre Areva :

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/IMG/jpg/so-sl-bat-areva-appel-2.jpg

(**) Tribunal de grande instance. (Note d’APAG2)

 

 

Poster un commentaire

Classé dans Catastrophes, en français, Uncategorized

Retour sur Tchernobyl

Pour nos lecteurs désireux d’approfondir cet accident, survenu voici déjà trente ans, et ses conséquences durables, signalons l’excellent livre de Marc Molitor, Tchernobyl, Déni passé, Menace future ?, Editions Racine, Bruxelles, 2011, 275 pages.

 

Ce livre est téléchargeable gratuitement sur le site de l’association Accueil – Santé – Enfants de Tchernobyl (ASET)

www.aset.be/tchernobyl-deni-passe-menace-future

 

IR

Poster un commentaire

Classé dans Catastrophes, en français, Uncategorized

Des leçons ont été tirées de la catastrophe de Tchernobyl, mais ce n’est pas au bénéfice des populations

 
Source :

Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD)

21 avril 2016

 

Les autorités internationales, européennes et nationales ont mis en place

un cadre juridique destiné à gérer à moindre coût les catastrophes nucléaires.

Après un accident nucléaire, la protection des populations devrait être au cœur des décisions mais les coûts d’une catastrophe sont tels qu’ils ont conduit les États mettre en place une gestion « optimisée » qui fait supporter aux victimes de la pollution la plus grande part des dommages économiques et sanitaires.

 

Les concepts que le lobby nucléaire français[1] a testé et mis au point au Bélarus ont été intégrés aux recommandations de la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR). Ils  sont désormais mis en œuvre dans les territoires contaminés par les rejets de la centrale de Fukushima-Daiichi. Le « développement durable en zone contaminée » se substitue à l’obligation de relogement dans des zones exemptes de risque radiologique : il faut apprendre aux habitants des zones affectées à vivre avec la radioactivité, les équiper de radiamètres et de dosimètres afin qu’ils limitent au mieux leur niveau d’exposition, qu’ils contrôlent le niveau de contamination de leur alimentation. Les victimes doivent être résilientes et autonomes. Elles deviennent responsables de leur protection contre les risques d’irradiation et de contamination (et potentiellement coupables si au final elles tombent malades). Les photographies d’écolières, avec leur dosimètre en guise de pendentif, illustrent parfaitement combien est devenu banal, normal, une réalité qui devrait susciter l’horreur et la révolte.

 

 

Les politiques de relogement à grande échelle sont trop onéreuses, d’autant plus onéreuses que le principe pollueur-payeur ne s’applique pas à l’industrie nucléaire. Les catastrophes n’ont pas provoqué de remise en question du régime dérogatoire de la responsabilité civile du nucléaire. Si le protocole d’amendement de la convention de Paris voté en 2004 aboutit, le montant disponible pour l’indemnisation des dommages corporels et matériels atteindra 1,5 milliard d’euros, une somme totalement dérisoire en regard du coût réel d’un accident majeur que les services officiels eux-mêmes chiffrent désormais à des centaines de milliards d’euros, voire à plusieurs milliers de milliards d’€.

Dès l’origine, l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) a pris le contrôle des recherches sur les conséquences sanitaires de Tchernobyl et sa stratégie du doute a réussi à neutraliser les résultats les plus dérangeants. Malgré cela, l’évolution des connaissances scientifiques aurait dû conduire à tenir compte des effets spécifiques des faibles doses de rayonnements et à renforcer les normes de radioprotection. Au lieu de quoi :

1/ les effets génétiques ont été arbitrairement limités à leur impact sur les 2 premières générations, une décision scandaleuse et incompréhensible à la lumière des travaux sur l’instabilité génomique ;

2/ le coefficient qui divise artificiellement par 2 les effets cancérigènes n’a pas été supprimé en dépit des résultats de plusieurs études épidémiologiques de référence, en particulier sur les travailleurs ;

3/ les pathologies non cancéreuses n’ont toujours pas été pris en compte, pas même les effets cardiaques, alors que tous les systèmes physiologiques sont impactés et notamment le système immunitaire ;

4/ le principe de précaution n’est pas appliqué alors que de nombreux travaux questionnent les fondements mêmesdu système de radioprotection (effet de proximité par exemple) ;

5/ l’accident de Fukushima a relancé les discours les plus mensongers sur l’existence d’un seuil (autour de 100 mSv) en dessous duquel les doses seraient sans effet sanitaire, sur la prétendue innocuité de la radioactivité naturelle ou des examens médicaux … comme si les effets du radon n’étaient abondamment documentés, comme si aucune publication n’avait mis en évidence les risques associés aux scanners !

Dans un tel contexte, les dispositions règlementaires relatives à la gestion des phases accidentelle et post-accidentelle sont particulièrement laxistes. Pour faciliter la réinstallation, ou le maintien, des populations dans les zones contaminées, le seuil de référence applicable aux situations de contamination post-accidentelle est désormais fixé à 20 mSv/an. Il s’agit d’une valeur excessivement élevée : 20 fois la limite de 1 mSv/an qui définit le niveau de risque maximum acceptable hors situation accidentelle ! De plus, il s’agit bien d’une « référence » et non pas d’une « limite » qui serait beaucoup plus contraignante : la référence de dose peut être dépassée par une partie des personnes exposées. La « normalisation » se fera progressivement : la seule obligation est que le pourcentage des personnes exposées à plus de 20 mSv/an diminue progressivement. Aucune contrainte de temps n’est fixée ! Et cette valeur ne concerne pas la phase d’urgence au cours de laquelle les références de dose applicables sont encore plus élevées.

Les nouvelles recommandations de la CIPR sont désormais inscrites dans le droit européen : les prescriptions de ladirective Euratom 2013-59[2] doivent être transposées dans le droit national des États membres d’ici février 2018. De plus, le 15 janvier dernier a été publié le règlement Euratom n°2016-52 qui fixe les niveaux de contamination autorisés dans les aliments en cas d’accident. Il reprend sans les modifier les limites établies en 1987-1990 alors qu’entre-temps le risque cancérigène radio-induit a été multiplié par 10 et qu’il est désormais établi que le rapport d’expertise qui a servi de caution scientifique est truffé d’erreurs, de lacunes et d’incohérences ! Les limites applicables àl’iode 131 sont révoltantes, en particulier quand on songe à l’épidémie de cancers de la thyroïde qui a frappé les personnes (en particulier les enfants) exposées aux retombées de Tchernobyl. Concernant la distribution d’iode stable, destiné à saturer la thyroïde et à limiter son irradiation, la référence de dose est de 50 mSv/an alors que le bureau européen de l’OMS préconise depuis 1999 un seuil d’action de 10 mSv/an pour les enfants, les femmes enceintes et les mères qui allaitent.

Les nouvelles doctrines et limites se sont mises en place dans l’indifférence quasi-générale. Compte-tenu de la répartition et de l’âge du parc électronucléaire mondial, la probabilité que le prochain accident nucléaire majeur affecte directement l’Europe est assez élevée. Tout est prêt pour qu’il soit géré au mieux des intérêts de l’industrie nucléaire.

Créée au lendemain de l’accident de Tchernobyl, la CRIIRAD a mis au cœur de son action le combat pour l’information et la protection des populations. Elle appelle les citoyens, en France et en Europe, à s’intéresser d’urgence aux questions qui déterminent directement la protection de leur santé et l’avenir de leurs enfants. Faute de mobilisation, le prix à payer sera colossal.

La protection sanitaire des populations et des travailleurs doit être placée au centre des discussions et des décisions. Ceci concerne en tout premier lieu les risques d’accident mais également l’impact du fonctionnement normal des installations nucléaires. À titre d’exemple, la multiplication des chantiers de démantèlement des installations nucléaires produits des quantités grandissantes de déchets radioactifs dits valorisables (métaux et gravats notamment). Avec la bénédiction de la Commission européenne et de l’AIEA, plusieurs États européens pratiquent d’ores et déjà le recyclage à grande échelle de ces matériaux contaminés. En France, le pas n’est pas franchi mais les pressions sur l’Autorité de Sûreté Nucléaire se font de plus en plus fortes. Et avec le marché commun, ce qui a été recyclé en Allemagne ou en Suède est peut-être déjà présent, à notre insu, dans les objets de notre environnement quotidien.

 

 

L’équipe de la CRIIRAD

 

 

[1] Notamment le CEPN, Centre d’étude sur l’Évaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire, une « association » qui regroupe EDF, AREVA, le CEA et l’IRSN. Son directeur est désormais vice-président de la CIPR.

[2] Directive 2013/59/Euratom du Conseil du 5 décembre 2013 fixant les normes de base relatives à la protection sanitaire contre les dangers résultant de l’exposition aux rayonnements ionisan

Poster un commentaire

Classé dans Catastrophes, en français, Uncategorized

Tchernobyl. Nos enfants ont été irradiés ! Les preuves (*)

Source : Soir Mag Belgique

13 avril 2016

Exclusif

par

Benoît Franchimont

et Pauline Verhelst

 

Voici la preuve de la contamination de nos enfants

 

Une étude de l’UCL démontre que le taux de cancer de la thyroïde a augmenté significativement chez les jeunes Belges.

 

A quelques jours du 30ème anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (le 26 avril 1986), la publication des recherches de six médecins de l’hôpital universitaire de Mont-Godinne (UCL) va faire du bruit. Ces recherchent montrent, sur un échantillon large que le nombre de cancers papillières de la thyroïde (une forme de cancer qui peut être induite par les radiations) a augmenté significativement chez les enfants belges qui avaient moins de 15 ans en avril 1986.

 

LES JEUNES PLUS TOUCHÉS

Depuis 25 ans, le professeur Luc Michel, spécialiste des glandes endocrines à l’UCL, aujourd’hui à l’éméritat, est persuadé que la catastrophe de Tchernobyl a affecté la santé de nos enfants. En 2001 déjà, il présentait des chiffres alarmants, faisant état, parmi les patients de l’hôpital de Mont-Godinne (entre Dinant et Namur), d’un nombre inhabituel de cas de cancers de cancers de la thyroïde chez les enfants nés peu avant la catastrophe nucléaire.

Aujourd’hui, l’étude va plus loin. Et confirme encore davantage ce que le médecin craignait. Les recherches ont été menées conjointement par six médecins de services de chirurgie, endocrinologie et pathologie de l’hôpital universitaire, le professeur Luc Michel et ses collègues Julian Donelder, Alain Rosière, Caroline Fervaille, Julien Lemaire et Claude Bertrand. Elle est publiée dant le journal officiel de la Société royale belge de chirurgie, « Acta Chirurgica Belgica« . L’étude porte cette fois sur trois décennies d’expérience de cette équipe chirurgicale qui traite notamment les cancers de la thyroïde.

Résultat? Entre avril 1986 et avril 2015, 2349 patients nés avant avril 1986 ont été opérés à Mont-Godinne pour des lésions de la thyroïde. Les médecins ont examiné et comparé deux groupes distincts. Parmi les 2349 patients, 2164 avaient plus de 15 ans en 1986 (groupe A) et 185 moins de 15 ans (groupe B). Dans le groupe A, celui des patients les plus âgés donc, 175 ont développé un cancer papillaire de la thyroïde, soit 8,1°/oo. Dans le groupe B, les moins de 15 ans, cette proportion est plus que doublée: elle monte à 19,5 °/oo, soit 36 sur 185 patients ayant développé ce cancer.

 

LE TAUX DE CANCER NE DIMINUE PAS

Dans le détail, ces médecins de l’UCL constatent aussi que le taux de cancer de la thyroïde augmente au fil du temps dans les deux groupes d’âge différents, mais bien plus parmi les patients les plus jeunes. La différence entre les groupes A et B persiste tout au long de trois périodes étudiées (de 1986 à 1999, de 2000 à 2010 et de 2011 à 2015). Entre les périodes 1986-1999 et 2000-2010, on constate une diminution de l’écart du taux de cancer, mais la différence augmente à nouveau fortement entre 2011 et 2015.

« Nous ne nous attendions pas à une telle différence. De nouvelles techniques de diagnostic plus précises ont été introduites depuis 2011. Nous pensions que plus le temps passerait, plus le taux de cancer diminuerait chez les plus jeunes puisque ces techniques bénéficieraient aux deux groupes de patients. Ce n’est pas le cas. Le temps de latence peut donc être très long pour le cancer de la thyroïde induit par les radiations« , analyse le Pr Michel, que nous avons interrogé sur ces résultats interpellants.

 

DES BÉBÉS ATTEINTS

Les 36 patients du groupe B qui ont présenté un cancer avaient 12 ans d’âge moyen au moment de Tchernobyl. Leur âge moyen lors de l’intervention chirurgicale était de 33 ans. « Dramatiquement, nous avons rencontrés aussi six cas de bébés contaminés in utero, au stade foetal. Dans deux cas, il y a eu cancer de la thyroïde chez l’enfant. L’iode radioactif passe à travers le placenta ou via le lait maternel« , ajoute de Pr Michel. Pour nos médecins, cette longue étude démontre que l’exposition aux radiations du fameux nuage de Tchernobyl a été bien plus importante dans nos régions que ce que les autorités ont bien voulu reconnaître jusqu’ici.

Leurs recherches prouvent que, depuis 30 ans, le taux de cancer de la thyroïde chez les enfants belges qui avaient moins de 15 ans lors de l’accident nucléaire reste plus élevé que dans le reste de la population. « Je dirais plus précisément que c’est un problème à ne pas ignorer, et encore moins à nier, dans l’ensemble de la population européenne. En Belgique, j’aimerais obtenir les résultats d’études similaires sur tout le pays. Mais elles n’existent pas. Et le Registre du cancer, créé en 2008, ne donne aucune information pertinente sur le sujet« , déplore le professeur Michel.

« Il en est de même d’un récent rapport du KCE (Centre fédéral d’expertise des soins de santé, ndlr) sur tous les types de cancer de la thyroïde, qui n’aborde pas cette question spécifique. C’est étonnant. Pour moi, la date de naissance d’un patient présentant un problème thyroïdien est devenue la première information à considérer. »

 

« ON A RENTRÉ LES VACHES, PAS LES ENFANTS »

Depuis 1990, on sait avec précision que le nuage radioactif parti de Tchernobyl est passé au-dessus de la Belgique les 1er, 2 et 3 mai 1986. Et que les retombées radioactives ont été décelées sur tout le territoire, en dose plus ou moins élevée en province de Luxembourg et dans l’est de la province de Namur. Mais en 1986, aucune mesure n’a été prise, à part pour le bétail… Il aurait suffi, rappelle le Pr Michel, de confiner les enfants, plus sensibles à l’exposition, quelques jours à l’intérieur, et de leur distribuer, comme en Pologne, des comprimés d’iode. Mais rien n’a été fait. « En Belgique, on a fait rentrer les vaches, mais pas les enfants« .

« Des instructions simples et précises pour les inspections médicales scolaires seraient également fort utiles« , répète Luc Michel. Et il ajoute: « Ce n’est que depuis peu que les périmètres d’évacuation et de distribution de comprimés d’iode autour de nos centrales nucléaires ont été revus rationnellement en cas d’accident de type Fukushima. Mais mieux vaut tard que jamais. »

(*) Le titre journalistique de l’article parle d’irradiation, mais le contenu de l’article décrit une contamination radioactive, ce qui n’est pas pareil. (IR)

2 Commentaires

Classé dans Catastrophes, en français, Uncategorized

L’éloquence d’une anagramme

L’éloquence d’une anagrammeCancer & Ruine.jpeg

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

Genève veut forcer Paris à débrancher

par Christine Wuillemin
La Liberté/ Le Courrier
Mardi 8 mars 2016
LI-08-03-FJ-03

 

Poster un commentaire

Classé dans Actions et Politiques, Actualité, en français, Suisse, Uncategorized

 

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Centrale nucléaire du Bugey: Genève dépose plainte

par

Alexis Favre

Le Temps 2 mars 2016

 

La Ville et le canton intentent une action pénale concernant la centrale nucléaire française pour mise en danger de la vie d’autrui

Représentés par l’avocate et ancienne ministre française de l’ Environnement Corinne Lepage , la Ville et le canton de Genève annoncent le dépôt d’une plainte pénale contre X concernant la centrale nucléaire française du Bugey. Motifs invoqués: mise en danger de la vie d’autrui et pollution des eaux.

Contactées, les autorités genevoises ne souhaitent pas commenter cette décision annoncée dans un communiqué laconique. Elles ne précisent pas non plus le lieu du dépôt de la plainte. Le conseiller d’Etat Antonio Hodgers, la maire de Genève Esther Alder et le conseiller administratif Rémy Pagani  ne s’exprimeront que lundi lors d’une conférence de presse , aux côtés de Corinne Lepage.

Incidents et fuites constatées

En mars 2015, la Ville avait déjà annoncé qu’elle durcirait le ton contre la centrale du Bugey, située à quelque 70 kilomètres de Genève, dans l’Ain. Active depuis le début des années 1970, la centrale est l’une des plus vétustes de l’ Hexagone . Les associations anti-nucléaires constatent régulièrement des incidents et des fuites sur le site. Résolue à explorer «toutes les pistes» pour s’opposer à la poursuite de l’ exploitation de la centrale, la Ville de Genève disait agir dans le cadre de la Constitution cantonale, qui lui impose de « tout mettre en œuvre pour s’opposer à toutes velléités nucléaires dans et proches de ses frontières ».

Lire aussi:  La Ville de Genève hausse le ton contre la centrale nucléaire du Bugey

Les multiples procédures intentées jusque-là contre l’exploitant, EDF, se sont révélées infructueuses, «le Conseil d’Etat français prenant systématiquement position en faveur de l’énergie nucléaire», regrettait la Ville de Genève en mars dernier. La procédure pénale conjointe annoncée aujourd’hui par la Ville et le canton montrent que les autorités genevoises parlent désormais d’une seule voix sur le dossier, affichant leur détermination commune.

L’ opposition de la Ville de Genève à l’exploitation nucléaire en France voisine est une longue histoire . Epaulée par Corinne Lepage, la Ville avait déjà mené un long combat dans les années 1990 pour obtenir la fermeture de la centrale de Creys-Malville, intervenue en 1998.

 

Poster un commentaire

Classé dans en français, Suisse

L’accident nucléaire en droit suisse

par

Pierre Mercier

Professeur honoraire

Faculté de droit

Université de Lausanne

 

  1. Sur le for nucléaire

 

Le Recueil systématique du droit fédéral, sous Droit privé, procédure civile, exécution, No 272, voir Annexe 1 au CPC, nous indique comme il suit la teneur de l’art. 38 a de ce Code :
Art.38 a Dommages nucléaires
1 Le tribunal du canton où l’évènement dommageable est survenu connaît impérativement des actions découlant d’un accident nucléaire.

2 S’il est impossible de déterminer ce canton avec certitude, le tribunal du canton où se situe l’installation nucléaire de l’exploitant responsable est impérativement compétent.

3 S’il existe plusieurs fors selon les règles qui précèdent, le tribunal du canton le plus étroitement lié à l’accident et le plus affecté par ses conséquences est impérativement compétent.

 

***
Selon l’art. 5 du CPC le droit cantonal institue une instance unique pour statuer sur les litiges relevant de la Loi fédérale sur la responsabilité civile en matière nucléaire (RS 732.44).

***

Par conséquent plus la contamination radioactive sera grave et étendue et plus le tribunal devra se rapprocher de l’installation à l’origine des dommages.
Il devrait siéger dans le canton de la centrale à l’origine des dommages.

Charmante perspective pour ce tribunal, les parties, leurs avocats, les témoins et les experts après ce que nous savons de Tchernobyl et de Fukushima !

Ne conviendrait-il pas de demander à Madame la Cheffe du Département de justice et police quelles dispositions ont été prises pour tenter de protéger tout ce monde contre les radiations et si le fait de prévoir un tel for est compatible avec les exigences de la Convention européenne de droits de l’homme ?
La crainte justifiée des radiations poussera la justice à être aussi expéditive que possible…

 

Bien d’autres questions peuvent se poser au sujet de l’administration de la justice en zone contaminée…

 

Trouvera-t-on même des juges qui oseront la rendre ?
Ne faudrait-il pas ajouter un 4ème alinéa à l’art. 38 a CPC et qui dirait :
4 En cas de nécessité le tribunal compétent pourra siéger dans un autre canton.

 

                       ***

 

  1. Et cela amène à une autre question : Trouvera-t-on en Suisse les centaines, voire les milliers de pompiers, d’ouvriers, etc, nécessaires pour tenter de garder sous contrôle un ou des réacteurs accidentés  et réduire au maximum la pollution radioactive ?

 

A Tchernobyl, à Fukushima, ils ont été ou sont encore à l’œuvre.

 

Qui peut vraiment penser que nous aurons en Suisse autant de Winkelried du nucléaire ?

c) Ou sont les sarcophages de rechange ?

 

  1. d) Comment contenir les masses d’eau nécessaires pour refroidir un ou des réacteurs accidentés et éviter une pollution radioactive du Rhin ?

Je crains fort que nous soyons très mal préparés à
faire face à un accident nucléaire suisse.
 

Pully, le 10.3.2016
 

 

 

 

 

Poster un commentaire

Classé dans en français, Suisse