Archives de Catégorie: Suisse

Suisse Pour qui travaille l’IFSN ?

Editorial du numéro 102, mars 2015, du journal suisse Sortir du nucléaire par Marc Oran, député au Grand Conseil vaudois, membre du comité de « Sortir du nucléaire » et vice-président de l’Appel de Genève II

Est-il normal que l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), autorité fédérale de surveillance indépendante de la Confédération pour la sécurité des installations nucléaires en Suisse, puisse fermer les yeux sur les fissures de la centrale de Mühleberg, renoncer à prendre des mesures urgentes pour la protection de l’enveloppe du cœur de la centrale ? Est-il normal que Beznau I, le plus vieux réacteur du monde encore en fonction et qui vient de fêter ses 45 ans, soit autorisé à fonctionner encore durant 15 ans, voire davantage ?

M. Hans Wanner, directeur de l’IFSN, a-t-il entendu parler de Tchernobyl et de Fukushima ou alors, enfermé dans ses bureaux de Brugg (AG), est-il si confiant qu’il ne réalise pas les risques qu’il fait prendre à la Suisse, à l’Europe ?

Les personnes qui constituent des piquets silencieux et pacifiques devant les locaux de l’IFSN depuis la catastrophe de Fukushima du lundi au jeudi de 17h à 18h, soit depuis quelque 770 jours sont-elles de dangereux terroristes ? M. Wanner a-t-il le droit de faire appel aux forces de l’ordre pour les faire évacuer et de faire payer des amendes pouvant aller jusqu’à CHF 2’000.- aux vigies se trouvant sur le trottoir, soit sur le domaine public ? Je crois rêver ! Cela me rappelle un vieux règlement de police de la Ville de Lausanne (qui a heureusement été annulé depuis) interdisant aux automobilistes à la recherche de places de parc à la place Centrale de faire « des allées et venues inutiles » passibles d’amendes. Dans les années 70, c’était le lieu de travail des péripatéticiennes lausannoises !

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En cas d’accident nucléaire…

En cas d’accident nucléaire, l’approvisionnement en eau potable de la Suisse serait très vite menacé

 

Si une catastrophe nucléaire de l’ampleur de Fukushima se produisait à Gösgen (SO), l’eau contaminée de l’Aar mettrait une heure pour atteindre Aarau, qui puise son eau potable dans la rivière. C’est l’un des constats d’une étude mandatée par l’Association trinationale de protection nucléaire (ATPN).

De l’eau radioactive provenant de la centrale argovienne de Leibstadt atteindrait Rheinfelden dans les mêmes délais et tou- cherait Bâle après 14 heures. L’étude conduite par l’Öko-Institüt de Darmstadt (Allemagne) et présentée hier à Bâle porte sur les risques d’une catastrophe nucléaire pour l’approvisionnement en eau potable.

Les points d’eau en amont des centrales ne seraient pas épargnés. Les lacs de Zurich, de Constance et des Quatre-Cantons pourraient être contaminés par de la pluie radioactive. L’eau potable ne pourrait plus y être puisée pendant des semaines, voire des mois.

La seule solution pour une sécurité durable est de débrancher les centrales atomiques suisses, conclut l’ATPN. Ses membres sont 105 communes, dont 30 suisses, proches des centrales de Beznau (AG), Leibstadt et Fessenheim (France). ATS

 

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Remerciements à la Ville de Genève

ASSOCIATION POUR L’APPEL DE GENEVE II

(APAG2)

www.apag2.wordpress.com

 

 

Madame Sandrine Salerno

Maire de la Ville de Genève

E.V.

 

Genève, ce 21 mai 2014.

 

Madame la Maire,

 

Au nom du Bureau de l’APAG2, je tiens à vous remercier vivement, ainsi que le Conseil administratif de la Ville de Genève, de votre lettre du 26 février 2014 par laquelle vous nous informez que la Ville de Genève souscrit à l’Appel de Genève II demandant l’arrêt immédiat de l’électronucléaire et soutient activement notre action.

Cet appui, qui rejoint celui naguère apporté par la Ville de Genève, puis par l’Etat de Genève, à la lutte menée à la fin du siècle dernier par l’APAG1 contre le surgénérateur nucléaire SuperPhénix de Creys-Malville, nous est infiniment précieux dans nos interventions auprès des autorités tant étrangères que suisses.

Avec nos vifs remerciements, je vous prie d’agréer, Madame la Maire, l’assurance de ma parfaite considération.

 

 

Ivo Rens

Président

 

Copie aux membres du Bureau de l’APAG2.

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La Ville de Genève signe l’Appel de Genève II

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Contrairement à la France, la Suisse reconnaît la dangerosité accrue des centrales nucléaires

Association pour l’Appel de Genève II (APAG2)
Communiqué de presse 300114. Embargo : jeudi 6 février 2014.

La Suisse vient d’élargir de 20 à 50 kilomètres la zone, autour des centrales nucléaires, dont les habitants recevront à leur domicile des pastilles d’iode stable. Ces pastilles sont destinées à saturer d’iode stable la thyroïde des personnes exposées à une contamination radiologique lors d’un accident dans une centrale nucléaire avec relâchement d’iode radioactif. Ce dernier, l’isotope I131, d’une période de 8 jours (c’est-à-dire dont la radioactivité diminue de moitié en 8 jours), est susceptible de provoquer, très rapidement après l’accident, de graves dommages, notamment d’induire un cancer, s’il se fixe dans la glande thyroïde, particulièrement dans celle des embryons, des enfants et des jeunes gens. A notre connaissance, rien n’est prévu concernant les animaux domestiques et le bétail.

Les autorités helvétiques justifient cette mesure par le retour d’expérience de la catastrophe de Fukushima. Mais cette mesure est aussi et surtout justifiée par le vieillissement des centrales nucléaires suisses qui figurent parmi les plus âgées à l’échelle mondiale. L’élargissement du périmètre de distribution d’iode stable fera passer la population suisse concernée de 1,2 million à 4, 34 millions d’habitants, soit plus de la moitié de la population suisse. Par cette mesure, la Suisse reconnaît donc officiellement que le danger présenté par les cinq centrales nucléaires suisses est nettement plus important qu’estimé jusqu’ici.

Il est intéressant de relever que les autorités françaises n’ont, jusqu’ici, rien entrepris de tel. Seules les personnes habitant dans un rayon de 10 kilomètres autour des centrales nucléaires, ou des sites d’armes nucléaires, se voient encore offrir gratuitement des comprimés d’iode stable. Or, en tout cas dans la vallée du Rhône parsemée de centrales et d’autres installations nucléaires, il se justifierait d’instaurer un système tout autre, compte tenu aussi des vents du nord et du sud fréquents et prédominants.

Le Bureau de l’APAG2 prend acte de l’initiative suisse, mais la juge loin d’être adéquate et suffisante compte tenu des autres radiotoxiques libérés lors des accidents nucléaires de Tchernobyl et Fukushima. Il invite les populations concernées à se mobiliser pour exiger de leurs autorités politiques des mesures adéquates pour conjurer sans délai le péril croissant de contamination radiologique accidentelle de leurs pays respectifs et des Etats voisins, du fait de la fragilisation des centrales nucléaires due à leur vieillissement.

APAG2, Case postale 113, CH-1211 Genève 17
appel2geneve@fastmail.fm
Tél. : M. Paul Bonny +41 22 755 46 31
http://www.apag2.wordpress.com

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Réplique du Bureau de l’APAG2 au Président de la Confédération suisse

A Monsieur Ueli Maurer,
Président de la Confédération
Au Conseil fédéral de la
Confédération suisse
Palais fédéral
3003 Berne

Concerne : Sortie du nucléaire.            Genève, ce 22 novembre 2013

Monsieur le Président de la Confédération,
Mesdames les Conseillères fédérales,
Messieurs les Conseillers fédéraux,

Nous vous remercions, Monsieur le Président de la Confédération, de votre lettre du 11 novembre répondant à notre missive du 14 septembre 2013. Nous sommes sensibles à votre affirmation selon laquelle le Conseil fédéral partage l’objectif de l’Appel de Genève II d’abandonner l’énergie nucléaire.

Il existe toutefois une différence entre notre position et celle du Conseil fédéral, c’est que nous souhaitons que cet abandon ait lieu avant que ne survienne dans nos centrales un accident nucléaire. Certes, le Conseil fédéral se veut du même avis, mais il « souhaite toutefois laisser en service les centrales existantes aussi longtemps qu’elles seront sûres » et se fie, quant à leur sécurité et à leur sûreté, à l’avis de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

C’est sur ce point capital que réside notre divergence. Nous sommes d’avis que dans notre monde de violence, la sûreté des centrales nucléaires n’est jamais garantie et que, au surplus, la sécurité de nos centrales est sujette à caution parce que plusieurs d’entre elles figurent parmi les plus vieilles du monde et qu’il n’est guère contesté que la sécurité des centrales décroît avec leur vieillissement du fait du bombardement neutronique prolongé de la cuve et des autres dispositifs exposés.

Nos sommes également d’avis que l’expertise scientifique institutionnalisée aussi est sujette à caution, nonobstant la compétence et l’impartialité des experts de l’IFSN, car, du fait même de leur position officielle, ces derniers ne peuvent s’empêcher d’opérer une pesée d’intérêts entre les critères de sécurité ou de sûreté et les inconvénients pour l’économie d’un abandon immédiat. Or, nous sommes d’avis qu’une telle pesée d’intérêt est fallacieuse tant le désastre inhérent à la contamination radioactive et à l’inhabitabilité d’une partie de notre pays ensuite d’un accident grave, qui pourrait survenir demain, est incommensurable avec les inconvénients incontestables d’un abandon immédiat pour l’économie.

Nous vous serions reconnaissants, Monsieur le Président, de bien vouloir faire valoir notre position au Conseil fédéral ainsi qu’aux Chambres fédérales, car nous sommes profondément convaincus qu’il y va de l’intérêt général dont le Conseil fédéral, le Conseil national et le Conseil des Etats ont la  garde.

Dans cette attente, nous vous adressons, Monsieur le Président de la Confédération, Mesdames et Messieurs les Conseillers fédéraux, l’assurance de notre haute considération.

Pour l’Appel de Genève II,

Paul Bonny, Citoyen de Genève
Ivo Rens, Professeur honoraire,  Université de Genève
Rémy Pagani,  Conseiller administratif, Ancien Maire de Genève

Copie aux Présidents du Conseil national, du Conseil des Etats, du Conseil d’Etat de Genève, du Grand Conseil de Genève et de la Maire de Genève.

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Réponse du Président de la Confédération suisse

Réponse du Président de la Confédération suisse

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par | novembre 18, 2013 · 6:08

Réponse du Conseil d’Etat (Gouvernement) de Genève

Réponse du Conseil d'Etat(Gouvernement) de Genève

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par | novembre 18, 2013 · 6:01

Réponse des autorités politiques suisses à l’Appel de Genève II

[ cliquer sur l’image pour agrandir]

Graf & Lombardi

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par | septembre 29, 2013 · 5:45

Lettre au Conseil fédéral

A Monsieur Ueli Maurer,
Président de la Confédération
Au Conseil fédéral de la
Confédération suisse

Palais fédéral
3003 Berne

Genève, ce 14 septembre 2013

Concerne : Sortie du nucléaire.

Monsieur le Président de la Confédération,
Mesdames les Conseillères fédérales,
Messieurs les Conseillers fédéraux,

Survenu après une suite d’accidents de centrales nucléaires de gravité croissante (Lucens en 1969, Three Mile Island en 1979 et Tchernobyl en 1986, pour ne citer que les plus connus), l’accident de Fukushima, désastre hors normes, toujours en cours, démontre que tant que notre pays n’aura pas renoncé à ses centrales nucléaires, les Suisses continueront d’être à la merci d’un accident ou d’un attentat nucléaires.

Il en résulte que l’industrie nucléaire est incompatible avec la sécurité et la sûreté radiologiques qui conditionnent l’habitabilité de notre pays, comme de tout autre. En cas d’accident ou d’attentat majeurs sur une de nos centrales, accident ou attentat qui comporteraient la nécessité d’évacuer une ou plusieurs de nos villes sous le vent, comment procéderait-on ?

Le stratégie du Conseil fédéral visant à faire sortir la Suisse du nucléaire est assurément une décision positive, sauf en ce qui concerne son étalement dans le temps qui laisserait subsister pendant plus de vingt ans la menace existante sur la sécurité et la sûreté radiologiques de la population de notre pays.

Pour être conséquent, il nous paraît urgent de sortir sans délai du nucléaire pour respecter  l’article 2, alinéa 1, de la Constitution fédérale qui dispose que la Confédération « assure l’indépendance et la sécurité du pays » et pour faire face à nos « responsabilités envers les générations futures » invoquées dans le Préambule de ladite Constitution.

Nous sommes conscients des difficultés et des contraintes inhérentes à une reconversion de notre économie dans l’urgence. Mais ces difficultés et contraintes sont sans commune mesure avec celles qui résulteraient d’un accident ou d’un attentat nucléaires.

A propos d’économie, on sait depuis longtemps que le problème des déchets des centrales nucléaires, qui devraient être maintenus à l’écart de la biosphère pendant des millénaires, n’est pas résolu. Le sera-t-il un jour ? Il est permis d’en douter. Le temps où la Suisse, comme d’autres nations industrialisées, s’en débarrassait dans les fosses océaniques est heureusement révolu. On sait moins que, même en fonctionnement normal, l’industrie nucléaire a pour effet d’ajouter à la radioactivité naturelle une radioactivité artificielle infiniment plus considérable et donc infiniment plus dangereuse que la naturelle, notamment sous la forme de déchets radioactifs. Les coûts cachés de ces “externaIités“, comme ceux du démantèlement, rendent complètement fallacieux tous les arguments relatifs à la prétendue compétitivité de l’énergie nucléaire.

Bien entendu, il nous semble indispensable que la Confédération s’efforce d’obtenir la fermeture des centrales et dépôts nucléaires que les Etats voisins ont installés à proximité de nos frontières. Mais, c’est en montrant l’exemple par sa renonciation immédiate à l’électronucléaire que la Suisse deviendra crédible. Alors que la Suisse va assumer la présidence de l’Organisation pour la paix et la sécurité en Europe (OSCE), notre pays pourrait ainsi ouvrir la voie que l’Europe et le monde devront emprunter tôt ou tard.

Telles sont les raisons qui nous ont conduits à lancer l’Appel de Genève II ci-annexé.

Dans l’espoir que vous voudrez bien nous entendre, nous vous adressons, Monsieur le Président de la Confédération, Mesdames et Messieurs les Conseillers fédéraux, l’assurance de notre haute considération.

Pour l’Appel de Genève II,

Ivo Rens, Professeur honoraire, Université de Genève
RémyPagani, Conseiller administratif, Ancien Maire de Genève
Paul Bonny, Citoyen de Genève

Copie aux Présidents du Conseil national, du Conseil des Etats, du Conseil d’Etat de Genève, du Grand Conseil de Genève et de la Maire de Genève.

APAG 2, Case postale 113, CH-1211 Genève 17.

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